Bonjour,
« Je ne sais pas si tu m’entends mais c’est chaud en ce moment. Entre le travail, la maison, les maisons, la famille, les enfants… Eux ils commencent à faire les difficiles et je dois tenir les brides plus fortement… 
J’ai énormément de choses à faire, à penser… Je sais que je t’ai promis de faire des efforts mais je suis conscient que je n’en fais absolument pas. 
Je vois bien le regard noir que tu me lance, je ne sais même pas comment te dire en face ou même par écrit que je ne peux pas maintenant mais que ça tient toujours. 
Je comprendrai que ça te lasse, le nombre de fois que tu m’as déjà prévenu, je ne serai pas surpris si tu ne me réponds plus, ce sera entièrement ma faute et je m’en voudrais pour ça. Tu te montres patiente et moi je me comporte comme un con.
Je suis désolé si je te déçois, tu n’as même pas fait de remarque sur le fait que je me sois coiffé, là j’ai compris que j’étais mal et depuis tu me parle à peine. Je pensais que tu viendrais mais tu ne viens pas… Purée je suis là comme un con à parler tout seul, je devrais te dire ça en face mais je ne le ferais pas parce que je sais que je te déçois.
En plus je vois bien comment tu es avec l’autre, tu lui souris, et même tu es entrain de me parler mais quand il arrive tu deviens toute joyeuse. Je te rappelle que tu m’as fait une crise parce que tu m’accusais d’être plus locace avec les autres pas avec toi et là tu fais la même chose…mais est-ce que je peux t’en vouloir ?
Je le pensais vraiment quand je t’ai dit que si un jour tu te lasses je comprendrais mais je ne veux pas que tu te lasses. Je ne sais pas encore ce que je veux mais je ne veux pas que tu te lasses, je vais me rattraper, ça je te promet… Je sais que je t’ai fait des promesses que je ne tiens pas mais je te demande juste de patienter encore un peu, s’il te plaît. 
Si je te fais de la peine j’en suis navrée, tu es une personne très gentille et moi je fais n’importe quoi. 
Si seulement tu pouvais m’entendre… 
Je ne sais pas ce qui se passe mais je me sens mal à cause de ce que je te fais. Je me sens mal et je sais que je n’ai pas le droit à l’erreur. 
Je ne veux rien faire qui causerait du tord et pourtant je n’arrête pas de le faire. Je pensais que j’avais les choses sous contrôle mais c’est n’importe quoi. Pffff
Il faut que je me concentre sur une chose et le reste je vais voir comment gérer. Ce n’est pas compliqué et puis il y a des gens qui commencent à avoir un regard trop insistant sur toi et moi tout ça en plus… Ce n’est vraiment pas le moment pour que je fasse un pas de travers. 
C’est pour ça que je multiplie les compliments et les commentaires gentillets aux autres mais je vois bien que ça ne te plaît pas, je ne te savais pas jalouse, tu m’as pourtant dit que c’était avant
Qu’est-ce que tu veux toi ? Si seulement je le savais, ça m’aiderait à poser ma réflexion… Qu’est ce que je raconte je ne suis pas doué pour  ça.
J’ai hâte d’être en week-end en famille, ça va me permettre de souffler même si je sais que ton visage, ton corps va continuer à remplir mon esprit »
… Oh chouchou… Alors voilà ce que tu as à l’esprit ?
« Que voudrais-tu lui donner comme réponse ? » me demande Ariel
Je voudrais juste lui dire de s’accrocher, je ne veux pas qu’on brûle les étapes, un pas après l’autre. 
« Tu sais que l’état dans lequel il est maintenant n’aide pas pour comprendre le message que tu lui envoi alors soit plus simple et explicite. »
Je veux lui dire que je comprend tout à fait ce qu’il traverse, je veux lui dire que je lui fais confiance, qu’il va y arriver, je veux lui rappeler que c’est lui parce que c’est lui et de ce fait, il n’a rien à craindre.
Je pensais qu’il n’était pas jaloux, il m’a même dit que ce n’est pas le genre de la maison. 
Je voudrais qu’il sache que je ne l’oblige en rien, si il décide aujourd’hui que ça ne tient plus parce que pour lui c’est trop compliqué au final à gérer, j’en souffrirai mais je finirai par accepter.
« Tu lui avouerais tes sentiments ? »
Non… C’est la dernière des choses au monde que je ferais. Ça, son âme connaît la réalité mais lui là maintenant, ce serait une raison suffisante pour fuir. Tu l’entends toi même, ces premiers arguments sont ces obligations professionnelles et familiales, c’est à ça qu’il est encore. 
Il n’a pas encore choisis d’en savoir plus et ce qu’il exprime au sujet de notre relation actuelle c’est juste sous le prisme de l’ engagement qu’il a pris et de sa parole donnée. 
Aujourd’hui il en est à ça. Il est peiné parce qu’il ne tient pas sa promesse de se montrer plus disponible. 
Ariel, j’ai pris l’option la plus basique à mon avis pour lui créer une ouverture permanente vers le lien, j’ ai fait mon boulot. 
Procéder par l’attrait physique, c’est l’option utilisée quand on est en contact permanent avec son autre. C’est par cet aspect qu’on prend contact et qu’on touche l’autre et qu’on lui envoie par la même occasion l’envie d’explorer le lien. 
Dans mon cas c’est acté. Le problème c’est s’il se contente de ce phare et en se disant de toutes les façons ma vie bien trop compliquée pour que je la complique davantage, là on aurait un mort né, une coquille vide.
Heureusement je lui ai dit que cette option là n’est pas envisageable pour moi donc c’est vrai qu’il a des raisons de flipper aussi. 
« Tu as dit beaucoup de choses pour une question posée. Je te comprends. Maintenant dis moi une chose, qu’en serait-il si aujourd’hui il ne pouvait pas faire plus ? »
Ariel, je ne le supporterai pas. Nous ne sommes pas aussi prêts l’un de l’autre pour que le schéma n’évolue pas différemment. Définitivement, je ne voudrais plus rester là. 
 » Tu abandonnerai ? « 
Que pourrais-je faire d’autre ? Lui courir après pour lui vendre ma came ? Non ce serait désespérant, déjà que j’ai du mal à le capter, il me flanquerait sa famille en plein visage et moi qui n’est rien contre sa famille, je ne suis pas certaine que ça irait longtemps. 
Et puis on oublie souvent que dans cette histoire j’ai moi aussi ma famille et que de ce fait l’option que j’ai choisit permet à chacun d’explorer le lien en douceur sans stress. En moi je n’ai pas la question de fonder une famille avec lui et ce n’est écrit nul part que nous devrions vivre ensemble. Donc j’insiste j’ai pris l’affaire par un bon bout pour nous tous. 
Mais si ça il ne peut pas gérer, je vais accélérer mon départ. 
Je sais que ça prendra encore du temps mais il y a des bases. Ça fait 3 ans déjà et au moins la communication télépathique est installée, j’ai besoin de robustifier ça. 
« Tu aimes courir petite fille même quand courir est inutile. Nous t’ecoutons parler et tu te donnes l’impression de complètement maîtriser les enjeux. Mais tu le dis toi aussi tu as peur. 
Demande toi ce que tu projettes sur le lien comme émotions ? Lui aussi le ressens et comme il ne sait pas d’où ça vient, il peut réagir de manière imprévisible. 
Nous comprenons ta lassitude devant certains comportements mais c’est une chose de se plaindre et une autre de projeter ce que tu veux réellement. 
Alors fais simplement ce qui doit être fait. L’un comme l’autre avancez sur ce chemin et vous vous retrouverez, n’en doute pas. 
Elimine le doute de ton esprit, rappelle toi qu’il t’a dit ça tient toujours alors que tu lui as demandé si ça tient encore. « 
En fait vous vouliez que chacun s’exprime sur les ressentis actuellement… Merci parce que j’ai entendu le sien et j’espère qu’il a entendu le mien. 
 » Oui il l’a bien entendu, tu le verras quand vous vous reverrez »
Merci Ariel
Belle journée 
 

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