Bonjour,
« Tu veux une petite histoire ? » me demande Amael
Oui je veux , raconte
« C’est l’histoire du temps qui passe »
Ah..
« Le temps qui passe ne s’arrêtait jamais devant une naissance, devant une mort, une incompréhension.
Jamais il ne trouvait utilise de s’arrêter pour dire bonjour, ni au revoir, ni bonsoir, ni aucune autre civilité
Il ne regardait ni à gauche ni à droite mais parfois quand il regardait devant on croirait qu’il regardait aussi derrière et finalement on avait l’impression qu’il regardait partout
Ceux devant qui il passait ne comprenaient pas  pourquoi il ne s’arrêtait pas. Puis un jour, la Sagesse se mit à penser que peut être le temps ne passait pas parce que jamais le temps n’avait été absent dans tous les événements ainsi que les non événements qu’il avait connu.
La Sagesse en parla avec la peur qui lui répondît aussi sec que le temps ne s’était jamais arrêté pour lui. Par contre la conviction reconnaissait qu’en faisant un peu attention on pouvait toujours apercevoir le temps passer mais elle avait encore du mal à savoir exactement où le temps regardait quand il passait.
La Sagesse s’assit devant sa porte et observa le temps qui continuait de passer et repasser puis elle se leva pour suivre le temps.
Hé le temps pourquoi tu ne t’arrêtes jamais quand tu passes devant nous ? demanda la Sagesse au temps
Pour seule réponse le temps lui dit marche avec moi et tu comprendras.
Ils marchèrent en discutant, la Sagesse voulait savoir dans quelle direction regardait le temps et chaque fois qu’elle essayait, elle perdait de vue le temps puis elle arrêta.
Elle marchait et discutait avec le temps quand elle eût l’impression de ne pas avoir bougé depuis un moment.
Fin de l’histoire »
Amael…
« Tu peux finir l’histoire comme tu l’as comprend »
Belle journée 
 

2 Commentaires

  1. jaoni

    9 novembre 2018 à 23 h 37 min

    Bonsoir,
    En plein dans les valises pour le départ, merci beaucoup pour la note musicale
    Cette image m’a amusé à cause de la grossièreté du trait :)
    Belle soirée et excellent début de week-end

  2. Emilie

    9 novembre 2018 à 14 h 38 min

    Bonjour Liliane,
    J’aime beaucoup cette petite histoire qui me touche car c’est exactement ce que je disais hier à mon amie d’enfance : »mais comment autant de temps a-t’il pu s’écouler, je ne l’ai même pas vu passer ? » le temps qui passe a quelque chose d’immuable et imperceptible alors que tout le reste semble changer, lui reste égal à lui même et nous accompagne du matin au soir car nous sommes le temps. Nous nous disons que nous avons du temps ou que nous n’en aurons pas assez; c’est à nous de voir le temps qu’il nous faut.
    J’aime bien la voix de Fugain quand il chante que même en volant, il n’aura pas le temps de voir l’immensité.
    J’ai choisi cet extrait car il y a une faute dans le prénom de Fugain, et j’ai trouvé cela amusant – parfois l’oeil s’amuse d’un détail même si c’est le sigle mal dessiné des Illuminatis sur un rocher.
    Il est temps de te souhaiter un bon we
    https://www.youtube.com/watch?v=2ZEB7nuG1_s

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Consulter aussi

La station transdimentionnelle

Bonjour, J’étais mécontente de la façon avec laquelle X m’a parlé au téléphone…