Bonjour,

« Pourquoi tu veux parler du sentiment d’impuissance? Qu’est-ce qui t’y a conduit? » me demande Eiliel

Ce sont  trois choses deux réelles et une autre onirique et pour les trois c’était le même scénario. Tu vois au départ je n’arrivais pas à nommer ce qui se passait pour les différents cas mais c’est à la fin du rêve, au réveil qu’est venu ce terme et il résumait bien les trois situations.

« Comment tu t’es sentie quand cette amie t’a parlé de sa situation avec sa fille? »

Mal je ne savais pas quoi faire , je connais suffisamment les deux et le lien entre cette fille et sa mère, je l’idéalisais , il était magnifique de voir cette complicité, cette connexion entre les deux et ça me faisait mal de voir combien elles souffrent chacune de la situation qu’elles traversent.

« Qu’est ce que tu aurais voulu faire pour la soulager? »

J’aurai voulu trouver les mots mais j’étais trop bouleversée et en colère il faut le dire, c’est quoi ce revers de fortune? Comment une fille aussi adorable peut avoir perdu de vu ses repères et je tiens à rappeler que ce n’est pas un problème d’éducation.

« Il s’agit d’expériences à vivre par chacun. Quand vous parler d’expériences à vivre au cours de votre évolution vous inhibez très souvent le fait que les expériences peuvent être vraiment déroutantes. Autant vous les traversez quand vous y êtes personnellement confrontés, autant quand ce sont les personnes qui vous sont chères qui les traversent, vous avez du mal à lâcher du lest. Il faut dissocier ici  les regrets, les envies de faire mieux et la peur de voir l’autre se perdre, la confiance est un facteur important et conduire vers la porte de sortie une enfant qui semble se perdre est loin d’être facile surtout quand on sent une perte de repère en soi même. Quand on a l’impression qu’on ne peut plus rien  faire, que la situation nous échappe c’est alors que naît le sentiment d’impuissance . Quand il naît, il fait place à divers réactions. »

Oui j’ai vu comment elles se sont manifestées

« Dans deux il y avait de la violence physique et dans l’autre c’était la violence verbale , tu aurais aimé te dire que ces violences là ne sont pas les même et pourtant si parce qu’à la fin la victime et le bourreau en ressortent avec des séquelles. La propension à la violence chez vous est telle qu’une situation dans laquelle il y’ a perte de contrôle conduit inévitablement à l’usage de la violence quel qu’elle soit.

Pourquoi? Parce que vous n’avez pas trouvé le moyen de faire mieux, c’est votre système de réponse. Tu ne t’attendais pas à avoir une réaction aussi violente dans ton rêve envers ton petit frère alors que tu avais dit que tu trouverais le moyen de réagir différemment dans ce genre de situation .

Qu’est-ce-que ça réveille en vous? C’est la question, qu’est ce qui vous touche? C’est ce qui vous  touche qui vous fait réagir que ce soit de manière noble ou pas. Et bien sûr quand on est au milieu de la tempête on a du mal à se poser ce genre de question, c’est pour cette raison qu’il faut s’éloigner de la situation pour savoir ce que ça réveille en soit et prendre les mesures qu’il faut ensuite puis revenir vers l’autre avec un esprit plus ouvert. La situation n’aura certes pas évoluer mais la porte de sortie de crise sera plus visible parce que vous ne reporterez pas les choses à vous. Le problème sera toujours le même mais cette fois vous saurez jouer une musique plus harmonieuse.

Personne ne vous demande d’être parfait , on vous demande d’être vous pleinement et d’aller toujours vers ce qui est le mieux pour vous d’abord et ensuite pour les autres, parce que dans un monde de dualité, l’évolution des âmes se fait dans les échanges. Tu remarqueras aussi qu’il n’y a pas que la violence comme réaction dans les trois cas de figures, tu lui as suggéré de couper les vivres à sa fille pour qu’elle réalise que devenir adulte et s’assumer est une décision à prendre en connaissance de cause, on ne devient pas adulte et on ne vit pas sa vie comme ça nous chante sur le dos de ses parents.

On va arrêter là tu n’arrives plus à suivre. Retiens juste ceci, la liberté est un chemin, un enfant dès sa naissance se met sur le chemin qui le conduit à cette liberté là qui consiste à vivre sa vie et vivre ses choix, elle ne s’arrache pas contrairement à une idée reçue, c’est un cheminement, le cadre s’agrandit au fur et mesure et un jour il s’agrandit tellement qu’il disparaît mais avant, une chose à la fois. Les parents et l’entourage accompagnent sur ce chemin , maintenant va tranquillement sur cette journée. »

Merci Eiliel

Belle journée

5 Commentaires

  1. Lucie

    1 août 2018 à 16 h 58 min

    Bonjour,

    Merci Liliane, oui je profite du soleil, volets fermés car nous avons 36° dehors.
    Ce soir à la fraiche j’irai me ressourcer dans le jardin au clair de lune et des étoiles.

    @ Alexandre,
    Ton exemple rempli sagesse et de vécu me porte à réfléchir. Je vais inscrire ces phrases dans mon agenda avec ta permission « Le mieux a faire est de laisser cette jeune femme acquérir sa propre sagesse.. Parfois le non agir est aussi une action », et je les relirai dans les moments de doute et de cafard. Merci, bises

    Répondre

    • jaoni

      2 août 2018 à 20 h 54 min

      Il faudra rester rester bien à l’ombre parce que demain ça va être encore plus chaud.
      Merci Alexandre :)
      Belle soirée

  2. alexandre

    1 août 2018 à 16 h 39 min

    Bonjour Liliane,
    J ai bien aime ton article car j ai vécu il y a 20 ans ce que vis cette jeune fille. Ce désir de liberté et d indépendance peut parfois couter très cher… Je dirais que la liberté s arrache quand on veut gagner du temps et se libérer d un entourage trop étouffant. La liberté implique également de savoir s assumer financierement ce qui demande une certaine force d âme et du courage. Et ce que l’on travaille ou bien que l on vive des aides de l état. Le mieux a faire est de laisser cette jeune femme acquérir sa propre sagesse.. Parfois le non agir est aussi une action ..bises

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  3. jaoni

    1 août 2018 à 14 h 51 min

    Bonjour,
    ça revient souvent ce conseil, laisser les autres vivre leur chemin, mais je comprend que lorsqu’on est attaché c’est plus difficile de voir que les choses ne sont plus de notre ressort, je continue à observer cet état de fait, c’est n’est pas simple. Mais aujourd’hui il fait beau et on peut commencer par profiter de ça, le cœur recevra ainsi sa dose de douceur au milieu de ces tumultes. Je te souhaite beaucoup de courage Lucie, bisous
    Belle journée

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  4. Lucie

    1 août 2018 à 11 h 35 min

    Bonjour,

    Je finis de lire et je suis en larmes…une fois de plus. La situation de ton amie et de sa fille me revient en boomerang. Je vis ce genre de situation et ce n’est pas du tout facile.
    J’essaie de prendre du recul, de ranger ma colère, d’accepter que ce sont ses choix de vie, mais c’est lourd à gérer d’autant que nous avons une situation très douloureuse avec l’état de santé de mon mari.
    Lors d’un échange dans mes « rêves », il m’est bien recommandé de garder la main ouverte et tendue vers elle et de la laisser prendre les claques de la vie. Inc’Allah!

    Merci à toi et à tes guides pour cette nouvelle ouverture, je t’embrasse très fort.

    Répondre

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